Signage for Care

Signalétique en maison de repos (MR-MRS) en Wallonie : le cadre AVIQ et l'accessibilité

8 min de lectureSignage for Care5 novembre 2026

En Wallonie, les normes d'une maison de repos ou d'une maison de repos et de soins sont fixées par le Code réglementaire wallon de l'Action sociale et de la Santé, et l'accessibilité des bâtiments par les anciens articles 414 à 415/16 du CWATUP. Voici ce que ces textes disent de la signalétique, article par article, ce qu'ils ne disent pas, et comment signaler chambres et parcours en conséquence.

Une direction de maison de repos wallonne qui prépare une nouvelle signalétique se pose deux questions : qu'est-ce qui est imposé, et par quel texte ? Deux corpus répondent. Le premier relève de l'action sociale et de la santé : il fixe les normes d'une maison de repos (MR) et d'une maison de repos et de soins (MRS), contrôlées par l'AVIQ. Le second relève de l'urbanisme : il fixe l'accessibilité des bâtiments ouverts au public.

À retenir 

ce guide décrit les textes tels que publiés sur Wallex le 5 novembre 2026. Il ne remplace ni le texte officiel ni l'avis de l'AVIQ, de votre architecte ou du service d'urbanisme de votre commune. Vérifiez toujours la version consolidée en vigueur.

Qui fixe les normes d'une MR-MRS en Wallonie#

Le cadre est posé par le Code wallon de l'Action sociale et de la Santé (CWASS), dont le livre V, consacré aux aînés, a été modifié par le décret du 14 février 2019 relatif à l'aide aux aînés. Les normes détaillées figurent dans sa partie réglementaire, le Code réglementaire wallon de l'Action sociale et de la Santé (CRWASS). Son article 1403 renvoie à l'annexe 120 pour les maisons de repos et les maisons de repos et de soins, et son article 1440/7 précise que les normes à respecter pour obtenir et conserver l'agrément spécial de MRS sont celles de cette même annexe.

L'annexe 120 s'intitule « Normes applicables aux maisons de repos et aux maisons de repos et de soins ». Son chapitre V traite du bâtiment ; son chapitre VII, de l'unité adaptée pour les personnes âgées désorientées ou atteintes de troubles cognitifs majeurs ; son chapitre VIII, de l'unité de vie en journée. L'administration compétente est l'AVIQ, l'Agence wallonne pour une vie de qualité.

Déroger aux normes de bâtiment : la procédure#

Les normes de bâtiment de l'annexe 120 s'imposent à l'établissement. Pour s'en écarter, le gestionnaire doit introduire une demande de dérogation, prévue par l'article 1405 du CRWASS et décrite sur wallonie.be (démarche n° 4801). L'AVIQ peut accepter un écart d'au plus 10 % sur les normes de surface et de dimension, pour l'ensemble du bâtiment et par chambre. Au-delà, seul le Ministre peut accorder une dérogation, sur avis de l'AVIQ, et seulement si l'une au moins de ces conditions est remplie : les travaux sont techniquement impossibles, leur coût est démesuré par rapport au supplément de confort attendu, les normes entrent en conflit avec des règles cadastrales ou de protection du patrimoine, ou un déménagement vers une autre structure pour aînés est arrêté dans un échéancier détaillé.

Deux points de l'annexe 120 sont exclus de toute dérogation : le point 13.2 (le système d'appel) et le point 15.5. Et, précise l'article 1405, « dans tous les cas et au minimum les normes relatives au logement » sont respectées.

Estimation gratuite et immédiate

Combien coûte une signalétique complète ?

Décrivez votre établissement et obtenez immédiatement une fourchette budgétaire pour une signalétique complète adaptée à la maladie d'Alzheimer.

Estimer mon budget

Ce que l'annexe 120 dit de la signalétique#

L'annexe 120 ne contient pas de chapitre « signalétique ». Trois dispositions touchent pourtant directement aux plaques et aux pictogrammes :

Les dispositions de l'annexe 120 qui concernent la signalétique :

  • Point 15.1 (chambres) : « Chaque chambre est numérotée. Le nom des occupants figure à l'extérieur sauf si le résident ou son représentant s'y oppose. »
  • Chapitre VII (point 18, unité adaptée) : parmi les dispositions prises dans l'environnement immédiat des résidents, le texte cite celle « d'indiquer les lieux communs par un pictogramme sur les portes ».
  • Chapitre VIII (point 19, unité de vie en journée) : la même phrase, « indiquer les lieux communs par un pictogramme sur les portes », y figure aussi.

Deux autres dispositions du chapitre V touchent à la lisibilité du parcours sans parler de panneaux. Le point 13.1 demande que la première et la dernière marche, ainsi que toute marche isolée, portent sur leur bord « une bande d'une couleur tranchant nettement avec le revêtement de sol ». Le point 12.3 demande un éclairage suffisant en permanence dans tous les endroits accessibles aux résidents, et un éclairage de nuit pour leurs déplacements. Enfin, le point 12.5 renvoie, pour les ascenseurs, aux normes d'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.

Là où l'annexe 120 se tait#

Disons-le clairement : l'annexe 120 ne fixe ni hauteur de caractères, ni contraste entre le texte et son fond, ni hauteur de pose, ni format de plaque, ni règle pour les panneaux directionnels. Tout le reste relève de votre projet, et de l'accessibilité du bâtiment, qui dépend d'un autre texte.

L'accessibilité du bâtiment : les articles 414 à 415/16#

L'accessibilité des bâtiments ouverts au public repose sur les articles 414 à 415/16 de l'ancien Code wallon de l'Aménagement du Territoire, de l'Urbanisme et du Patrimoine (CWATUP). Leur texte technique a été fixé par l'arrêté du Gouvernement wallon du 20 mai 1999 (en vigueur depuis le 3 juillet 1999), puis modifié par l'arrêté du 25 janvier 2001. Depuis l'entrée en vigueur du CoDT, le Service public de Wallonie présente ces articles comme ceux du Guide régional d'urbanisme et les qualifie d'obligations légales.

L'article 414, dans sa version de 2001, les applique aux actes et travaux soumis à permis d'urbanisme relatifs, en premier lieu, aux « immeubles destinés à l'accueil ou l'hébergement de personnes âgées ou handicapées ». Une maison de repos est donc visée lorsque ses travaux soumis à permis portent sur une construction neuve, une extension ou d'autres transformations majeures. L'article 414, § 2, prévoit des exceptions, notamment pour les travaux sur un bâtiment existant qui ne sont pas des transformations majeures, et pour les biens classés.

Ce que ces articles disent de l'information#

Les dispositions qui concernent l'information et le repérage :

  • Article 415/7 (information interne) : les bâtiments visés à l'article 414 « qui disposent d'un système d'information interne par haut-parleurs, doivent pouvoir rendre visuels les messages diffusés. De plus leur système sonore d'alerte doit être doublé d'un signal lumineux. »
  • Article 415 (parkings) : les emplacements réservés « sont signalés ».
  • Article 415/3 (escaliers) : un palier « caractérisé par un changement de ton contrasté » et, au sommet de chaque escalier, un revêtement de sol en léger relief.
  • Article 415/5 (ascenseurs) : une première série de boutons de commande « comporte des inscriptions en braille », et un signal auditif et lumineux indique le passage d'un étage.

Là encore, il faut être précis : les articles 414 à 415/16 ne réglementent pas les plaques de porte ni les panneaux d'orientation. L'article 415/7 parle des messages diffusés par haut-parleurs et des alarmes, pas de la signalétique fixe. Aucun de ces articles ne fixe de hauteur de lettres ni d'emplacement pour un panneau.

Le SPW publie toutefois des recommandations. Sa fiche « Accessibilité Personnes à Mobilité Réduite » (version détaillée 2019), rédigée pour les infrastructures sportives, conseille une signalétique « visible, lisible et facilement compréhensible », des panneaux aux points de décision de l'itinéraire, un support contrasté par rapport à son environnement, une signalisation d'identification (numéro de local, d'étage) à environ 1,50 m de hauteur, et un texte d'au moins 15 mm sur une plaque apposée sur une porte. Ce sont des recommandations, pas des normes : des repères chiffrés là où les textes n'en donnent pas.

En pratique : signaler les chambres#

Le point 15.1 fixe le minimum : un numéro, et le nom du ou des occupants à l'extérieur, sauf opposition du résident ou de son représentant. Prévoyez donc une plaque qui accepte un nom que l'on change sans la démonter, et notez dans le dossier du résident s'il a refusé que son nom soit affiché.

Points à préciser pour chaque porte de chambre :

  • Le numéro de chambre, en grands chiffres, au même endroit sur toutes les portes.
  • Le nom, sur un insert remplaçable : notre plaque de porte personnalisée accueille un insert papier avec le nom et, si la personne le souhaite, une photo. Voir comment signaler les chambres et les plaques personnalisées.
  • Un emplacement constant, côté poignée, à une hauteur lisible debout comme en fauteuil roulant ; voir les hauteurs de pose.
  • Un fort contraste entre le texte et le fond, et entre la plaque et la porte ; voir le contraste et l'indice LRV.

En pratique : signaler les lieux communs et les parcours#

Dans une unité adaptée ou une unité de vie en journée, l'annexe 120 demande un pictogramme sur les portes des lieux communs. Doublez toujours ce pictogramme du mot écrit, le même dans tout l'établissement : « Toilettes » partout, jamais « WC » ici et « Sanitaires » là. Nos plaques de porte (228 x 228 mm) associent un pictogramme et le nom de la pièce, avec les noms du configurateur : Toilettes, Salle de bain, Salle à manger, Salon, Salle d'activités, Jardin.

Pour les parcours, depuis l'accueil jusqu'aux chambres :

  • Un panneau directionnel (500 x 105 mm) à chaque point de décision : sortie d'ascenseur, carrefour de couloirs, palier. Une destination par ligne, avec le mot de la plaque de porte qu'elle annonce. Voir les panneaux directionnels et l'orientation aux carrefours.
  • Une plaque drapeau, fixée perpendiculairement au mur, pour une destination qu'il faut repérer de loin dans un long couloir : voir plaque de porte ou plaque drapeau.
  • Une plaque discrète (304 x 76 mm) pour les locaux du personnel et les locaux techniques, afin de ne pas attirer l'attention sur ces portes : voir la signalétique des zones du personnel.
  • Un coloris par unité ou par fonction, choisi parmi nos huit (Chêne, Noyer, Pin blanc, Bleu Caroline, Rouge grenat, Violet bruyère, Brun sauge, Vert viridien), noté une fois et repris à chaque commande ; voir le code couleur.
  • Une vérification sur place, de jour et de nuit : chaque panneau doit rester lisible sous l'éclairage réel du couloir, sans reflet.

Conseil d'expert

Constituez un dossier simple : un plan par étage qui situe chaque plaque et chaque panneau, et une fiche par type (format, texte, pictogramme, coloris, hauteur de pose). Il montre à l'AVIQ et à votre architecte comment chambres et lieux communs sont signalés, sans affirmer plus que ce qui a été vérifié.

Vous pouvez composer chaque plaque dans le configurateur, où le nom de la pièce, le pictogramme et le coloris sont visibles avant commande, ou parcourir nos collections. Un modèle de notre gamme, la plaque Toilettes, figure depuis 2018 avec la note 1A au répertoire des produits accrédités du Dementia Services Development Centre (DSDC, université de Stirling) ; demandez-nous le certificat du modèle qui vous intéresse. Le site français ne propose pas, à ce jour, de braille français transcrit : pour les inscriptions en braille demandées sur les boutons d'ascenseur par l'article 415/5, adressez-vous à votre ascensoriste.

Estimation gratuite et immédiate

Combien coûte une signalétique complète ?

Décrivez votre établissement et obtenez immédiatement une fourchette budgétaire pour une signalétique complète adaptée à la maladie d'Alzheimer.

Estimer mon budget

Articles associés

    Signalétique maison de repos en Wallonie : AVIQ et normes